Congrès 2008 à Liège, Belgique PDF Imprimer Envoyer

Jean Paul EvrardCes quatre derniers siècles, pour différentes raisons, le gouffre entre la science et la religion s’est agrandi, ayant pour conséquence, le fait que la majorité de la communauté scientifique ait opté pour un paradigme matérialiste. Cette attitude n’a pas été différente au sein même de la médecine, spécialement au 20ème siècle, quand le champ d’investigation s’est limité à une approche physique du corps.

Cependant, les choses changent petit à petit, particulièrement ces dernières années avec l’introduction progressive du facteur spirituel dans les études, la recherche et la pratique de la médecine elle-même. Dans ce mouvement, qui se compose de physiciens, de médecins et de professionnels de la santé, de fois religieuses les plus diverses, et même de ceux qui n'ont aucune religion formelle mais qui croient simplement en un être suprême, la spiritualité prend une toute autre valeur.

En 2001 aux USA, presque deux tiers des Facultés de Médecine proposaient déjà des cours de religion et de spiritualité. Malgré cela, moins d’un tiers des médecins américains sont actuellement disposés à aborder avec leurs patients la thématique spirituelle, la plupart par manque de temps ou parce qu’ils s’estiment incapable de traiter ce sujet ou encore parce qu’ils trouvent cela inadéquat dans la pratique de la médecine.

Dr Marlene NobreCe premier Congrès de Médecine et Spiritualité qui se veut progressiste a donc été ouvert par Jean Paul Evrard, président de l’Union Spirite Belge et coorganisé avec l’Association des Médecins Spirites Internationale, présidée par Marlene Nobre. 150 personnes ont été enregistrées pour cet événement permettant à 11 intervenants de faire le point sur les nombreuses études spécialisées, mettant en évidence le rôle important de la spiritualité dans tous les domaines de la santé de l’homme.

Ce week-end fut particulièrement dense, mais il a permit un tour d’horizon complet sur le sujet. Nous souhaitons que ce type de manifestation puisse l’année prochaine s’élargir à toute la francophonie, car il serait dommage que ces initiatives ne puissent pas profiter au plus grand nombre, la langue n’étant pas une frontière mais un symbole d’unité permettant l’échange constructif.


Les participants du Congrès






Intervention du docteur Melvin Morse




Le docteur Charbonier dédicaçant son livre




Discussions autour d’un café pendant les pauses.